Plus qu’une salle propre, une salle blanche se définit selon la norme ISO 14644-1 comme : « Une salle dans laquelle la concentration des particules en suspension dans l’air est maîtrisée et qui est construite et utilisée de façon à minimiser l’introduction, la production et la rétention des particules à l’intérieur de la pièce et dans laquelle d’autres paramètres pertinents, tels que la température, l’humidité et la pression sont maîtrisés comme il convient. »

salle blanche

Comment minimiser les particules dans une salle blanche ?

En effet, la propreté n’est pas l’unique aspect qui doit être maîtrisée dans une salle blanche. D’autres éléments comme la température, l’humidité, le son et l’éclairage doivent être maintenus constants. Cela garantit la protection et la qualité des produits qui sont fabriqués ou transformés dans la salle blanche et bien sûr aussi les personnes et l’environnement.

Pour y arriver, trois solutions sont offertes :

  • Alimenter la salle avec une grande quantité d’air filtré par des filtres à haute efficacité (HEPA ou ULPA) pour diluer et éliminer les particules, les bactéries et les produits chimiques à l’intérieur de la salle. L’air est également utilisé pour pressuriser la pièce et veiller à ce qu’aucun air contaminé n’entre dans celle-ci.
  • La salle blanche doit être construite avec des matériaux qui ne génèrent pas de contaminants, de particules ou d’émanations chimiques et qui doivent être faciles à nettoyer. 
  • Le personnel travaillant à l’intérieur des salles blanches doit porter un équipement de protection individuel (ÉPI) pour minimiser la dispersion des micro-organismes et des particules qu’il génère telles que les cheveux, les pellicules cutanées et les fibres de vêtements

A quoi sert une salle blanche ?

Certains domaines et industries nécessitent forcément une salle blanche afin d’assurer la qualité et la sécurité lors de leurs processus de fabrication de produits.

  • Industrie chimique et pharmaceutique
  • Biotechnologie
  • Technologie alimentaire
  • Industrie cosmétique
  • Techniques d’emballage et centres de blisters
  • Industrie des semi-conducteurs et technologie des nanostructures
  • Technologie aérospatiale
  • Industrie automobile
  • Industrie optique
  • Technologie des supports de données
  • Industrie solaire
  • Fabrication d’affichages 

Classifications des salles blanches

Les salles blanches sont classifiées selon la propreté de l’air, c’est-à-dire selon la quantité et la taille des particules par volume d’air. Plusieurs classifications existent, mais depuis quelques années, on observe une tendance à délaisser les systèmes de classification précédents pour le système d’Organisation internationale de normalisation (ISO), dont la norme ISO 14644-1.

La salle blanche a trois différents niveaux d’occupation :

  • Après construction : l’installation est terminée, la salle blanche fonctionne, mais il n’y a aucun équipement, matériel ou personnel à l’intérieur
  • Au repos : l’installation est terminée et la salle blanche fonctionne avec l’équipement et le matériel, mais il n’y a aucun personnel à l’intérieur
  • En activité : la salle blanche fonctionne tel qu’indiqué, avec le nombre prescrit d’employés travaillant dans les conditions convenues

La réglementation applicable à une salle blanche dépend des activités qui se déroulent à l’intérieur de celle-ci. Pour les salles de préparations stériles en pharmacie, les normes 2014.01 et 2014.02 de l‘Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) s’appliquent au Québec. Dans les autres provinces au Canada, c’est les normes du NAPRA qui s’appliquent tandis que les normes USP 797 et USP 800 s’appliquent aux Etats-Unis.

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